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samedi 12 avril 2008

Entre les lignes



Ami lecteur, au delà de l'intérêt que peut présenter le petit évènement qui se déroulera cette après midi dans quelques commerces littéraires messins et qui devrait être hautement sympathique, j'aimerais vraiment qu'il fonctionne auprès du public, des lecteurs, que tout se déroule sans accrocs -essentiellement parce que c'est une personne qui m'est chère qui est à l'origine de toute cette journée-. Alors si tu as un peu de temps dans cette après midi consumériste qu'est traditionnellement le samedi pour te poser dans une librairie et écouter un peu, ou bien de venir voir le mini live improvisé que je fais à l'Emile Vache aux alentours de 20h30, n'hésite pas.

dimanche 6 avril 2008

Otage des FRAC

Ami lecteur, je sais que dans ta grande bonté tu m'excuseras pour ce titre lamentable. Il m'est venu alors que je pensais à ce billet qu'il fallait que je poste sur ma visite au FRAC la semaine dernière. Je lisais un journal à l'envers posé sur une table, il y était fait mention d'Ingrid Betancourt et de son état de santé. Et donc des inévitables Farc. Mais je lisais à l'envers, et ce concept d'enlèvement par les FRAC m'a subitement fait marrer tout seul.

Hum.

Voilà voilà.

Bon bref, la semaine dernière à cette heure ci, j'étais au FRAC pour un vernissage. Une heure étonnante, d'autant que nous passions à l'heure d'été la nuit précédente. Mais à peu près autant de monde que d'habitude. Autant de monde ? Pas tout à fait. L'homme qui ne rate aucun vernissage n'était pas là : Patrick Thil n'est pas arrivé à moto pile à l'heure comme à l'accoutumée. En cette période municipale hautement politique, ça devient un jeu rigolo de voir qui est venu et qui est excusé, qui est absent et qui se montre ostensiblement. En l'occurrence, dans les présents on pouvait noter Jean-Pierre Masseret, que j'avais rarement vu dans son FRAC. Et, étrangement Emmanuel Lebeau, seul représentant du conseil municipal fraichement élu. Et parmi les absents donc, pas de Patrick Thil, sorte d'éternel adjoint à la culture (même si il ne l'est plus), pas d'Antoine Fonté (nouvel adjoint à la culture qu'on devrait voir à ce genre d'endroit si il veut qu'on le sache) et... tous les autres. Richard Lioger arrivera bien, mais vers 12h15, juste à l'heure pour le petit brunch organisé pour l'occasion. Il avait dû oublier de changer d'heure.

"Et l'expo ?". Hein ? Ah oui c'est vrai. Eh bien vraiment pas mal, en fait. Sous le titre You are my Mirror 1 : L’Infamille (on peut donc supposer qu'il y aura plusieurs "épisodes"), on retrouvait des oeuvres, essentiellement des vidéos, sur le thème de la famille, plutôt dans le registre du malaise, du non dit. Je retiendrais essentiellement la belle installation vidéo d'Agnès Varda, les trois vidéos bluffantes de Patty Chang et, si tu y passes ami lecteur, ne rate pas la petite salle à gauche en entrant, avec une pièce remarquable de je ne sais plus qui. Un peu trop de vidéo au final dans cette expo, peut être pas assez d'oeuvres (comme souvent au FRAC), mais elle vaut vraiment le détour (comme souvent au FRAC).

vendredi 4 avril 2008

Post-dancefloor

Ce week end, vendredi post-rock, samedi dance-floor. Le grand écart musical ? Peut être. Mais finalement peu importe, quelque part je passe en général un aussi bon moment à jouer trois notes de basse pendant quelques heures avec les deux autres melatonine (comme ce soir à l'Emile Vache, à partir de 18h30) qu'à passer des mp3 que ce soit du flluokid-style ou du rock, à tenter d'en faire autre chose en tout cas, avec l'ami Dascen pour le duo Diktats (comme demain au tunnel de 22h jusqu'à épuisement).

Donc ce week end, ce sera les deux. Ca sent la fatigue du dimanche, du coup.

mardi 1 avril 2008

Metz-Metz*

Commme chaque année ou presque, immuablement, en même temps que les beaux jours reviennent l'activité culturelle à Metz reprend ses droits, telle l'hirondelle dans son nid. Bon, ami lecteur, si tu es du coin, tu sauras que "les beaux jours" est fort exagéré. On pourrait tout au plus dire qu'on se rapproche du printemps bien plus dans le nombre de jours qui nous en sépare qu'au niveau météorologique.

Tiens d'ailleurs on me signale dans mon oreillette qu'en fait ce serait déjà le printemps depuis une petite dizaine de jours. J'aurais pas parié en regardant dehors avant de partir aux Trinitaires vendredi soir, pour aller voir Sébastien Tellier (t'as vu la transition, ami lecteur ? Des années de blogging derrière moi...) : il tombait des cordes, et il faisait bien frais. Ceci dit, comme ce jeune homme fait à la fois la couv' de technikart et représente la France à l'Eurovision (et qu'accessoirement j'avais une invit'), il aurait été dommage de se priver, tout de même. Arrivé aux Trinitaires, la pluie avait cessé, giboulées de mars oblige. Dans la chapelle, du monde, mais une salle pas vraiment pleine. Faut dire que 22€, il faut être motivé tout de même. Le temps de prendre une bière, de dire bonjour aux amis près du bar (forcément), et Tellier arrive sur scène, en compagnie de deux musiciens. Pas de première partie donc, malgré le "+ guest" indiqué sur les billets. Au vu des premiers morceaux, on se dit qu'ils ont peut être eu du mal à trouver un local dans le style : des chansons boitarythmées pleines d'influences italo disco, des arrangements au synthé entre le très beau et le kitsch (surtout quand l'un des deux musiciens est clairement à coté), des vannes entre les morceaux parfois hilarantes parfois lourdingues. Un truc à part quoi. On sent bien qu'on a affaire à un personnage, que certains morceaux valent clairement le détour, mais le son un peu approximatif et cette ambiance décontractée de gros bar que Tellier lui même installe fait qu'on discute, qu'on écoute vaguement. Et puis un morceaux, puis deux attirent un peu plus l'attention, notamment quand Tellier reprend la guitare, et balance des accords venus d'ailleurs. Et puis Tellier se met au piano pour un enchainement bluffant entre La Ritournelle et L'amour et la Violence, et là j'étais complètement embarqué. Le rappel passe tout seul. C'est déjà fini ? Oui, et pourtant nous sommes là depuis une heure et demie. Faille spatio temporelle, ce n'était pas le concert du siècle, mais ce garçon a vraiment un truc. Du talent, ptetre bien.

En arrivant à l'Arsenal, on ne pouvait que se féliciter de leur idée de finir leurs soirées en musique, avec un groupe et / ou des DJs. Un bar à peu près rempli, et un groupe (Animajazzic) qui balançait une ambiance jazzy qui allait bien avec notre envie de discuter tranquillement, retrouver les gens qui sortaient du Peplum qui se déroulait dans la grande salle. Seul regret : les vidéos qui occupaient le fond de scène, entre animations sombres et extraits de vieux polars remontés auraient mérités un meilleur sort que cette salle trop éclairée. A revoir dans des conditions un peu plus favorables donc. Mais là, ambiance décontractée et café-klatsch de la soirée, on ne boudait pas notre plaisir (malgré la bière à 3€).

Après cet intermède, reprise de la soirée parisienne : au tunnel, c'était la foule des grands soirs, pour The Shoppings. Mais j'ai eu un peu de mal à me mettre dans cette soirée. Trop de monde, trop chaud, trop d'attente pour une bière, trop d'enchainements pourris entre les CDs : quand The Shoppings ont commencé, j'avais envie de rentrer. Et même si les quelques premiers morceaux que j'ai regardé auraient pu me convaincre de rester, puisqu'ils étaient plutôt bien plus aimables sur scène que sur le myspace du groupe, le tout m'a un peu saoulé. Je n'aurai donc pas vu Tellier débarquer au tunnel, ni se faire prendre en photo avec des potes, mais simplement passé une bonne soirée.

Ce n'est déjà pas si mal, non ?


*bon alors là, ça n'a un potentiel comique que si tu connais ça, ami lecteur. Mais même en connaissant, ce n'est pas forcément gagné hein.

mardi 18 mars 2008

Post Rock's Not Dead

Ami lecteur, nous pourrons nous retrouver en deux occasions ce mercredi, les deux autour de ce genre musical qui m'est cher et que l'on appelle le post rock. J'en ferai ainsi une petite présentation dans une salle (D210) de l'UFR Sciences Humaines et Arts de l'Université Paul Verlaine de Metz, au cours des Midi Musique qu'a eu l'heureuse initiative de lancer Fabien Hein.

Et comme les morceaux représentatifs du style sont souvent longs, rendez vous à l'Emile Vache à 20h afin d'en avoir des versions plus intégrales que durant la présentation du midi.

lundi 17 mars 2008

Dominique Gros est maire de Metz

Dominique Gros est le nouveau maire de Metz, et j'espère que ça te réjouis autant que moi, ami lecteur. Belle victoire. Il le prend comme il a mené sa campagne, avec dignité et sérieux mais avec un certain humour et une certaine classe, comme on peut le voir la vidéo de sa première prise de parole publique de vainqueur, assez inattaquable et touchante, de mon point de vue. Ce ne fut pas la fête de la libération hier. Simplement une belle petite soirée, durant laquelle les gens autour de moi semblaient de meilleure humeur qu'à l'accoutumée, comme soulagés d'un poids, comme heureux simplement du changement. La ville est bien entendue la même ce matin. Peut être une atmosphère un petit peu plus légère, et des envies un petit peu plus grandes.

dimanche 16 mars 2008

Round two - Fight

A Metz, le candidat socialiste Dominique Gros, s’est longtemps perçu en «homme de gauche dans une ville de droite». Dimanche soir, il pourrait être élu maire de gauche d’une ville votant majoritairement à droite. «Ça peut arriver et ça ferait du bruit», assure-t-il.

Sa victoire serait historique, puisque la gauche n’a jamais conquis Metz depuis 1848.

Verdict dans une paire d'heures. Je suis impatience, ami lecteur.

jeudi 13 mars 2008

Le Grand Débat

Ami lecteur, je te disais pas plus tard que dimanche dernier que les alliances dans la perspectives du second tour des municipales à Metz allaient être déterminantes. Ca reste au final assez juste, mais je dois bien admettre que je ne m'attendais pas franchement à ce qu'elles prennent cette tournure. Je t'épargne les détails que tu trouveras à droite à gauche sur le net, mais après deux journées bien animées, les trois candidats encore en lice pour la mairie de metz se retrouvaient mardi soir à l'auditorium de la FIM pour un débat organisé par France Bleu Lorraine Nord et le Républicain Lorrain.

Comme prévu, rien de bien nouveau du coté des projets que tu retrouveras du coté des sites des trois candidats (Marie-Jo Zimmermann, Dom Gros, et Jean Marie Rausch). Mais c'était l'ambiance de ce débat qui était marquante. Sur scène, MJZ attaquait le maire sortant en continu, celui ci répliquait, assez faiblement. Dominique Gros suivait ça de loin (il était seul de l'autre coté de la table), et avançait ses idées tranquillement, avec souvent l'acquiescement de MJZ. Dans le public, on se serait cru a un spectacle de guignol : un car de supporters de Rausch huait MJZ dès qu'elle prenait la parole, les applaudissements et les commentaires fusaient. On sent que le crime de lèse majesté de Zimmermann n'est pas passée, que la haute trahison à l'UMP local n'est pas digérée. Pour elle des huées, mais pour JMR... des rires : "ma carrière politique est derrière moi", "On ne devance pas les besoins, ça coute de l'argent. On suit les besoins", et j'en oublie. Maladresse dimanche qui a provoqué l'alliance qui est en train de causer sa défaite, maladresses mardi qui décridibilisent encore un peu l'homme politique qu'il est toujours. On pouvait se dire que Dominique Gros était au dessus de tout ça. C'est un peu vrai. Mais il avait aussi l'air un peu lointain, tant le public présent ne semblait là que pour le duel de gladiateurs auquel se livrait les deux autres (pour récouter en ce moment même une petite partie du débat à la radio, il a eu raison, son attitude passe bien mieux que ce qu'elle rendait dans l'arène).

Au bout d'un moment, à mon grand étonnement, j'ai ressenti une certaine empathie pour Jean-Marie Rausch. Je le voyais se débattre, sur ces sujets qui le dépassent un peu, avec une énergie qui n'égale plus celle de ses opposants. Et puis ces rires, et son air d'être là comme une bête de foire livrée au public. Je me sentais un peu triste pour lui.

Fin du débat, après les deux autres candidats le journaliste le laisse conclure. Et là subitement il s'emporte. Vieille habitude de conseil municipal ? Attitude autoritariste naturelle qui revient au galop ? Il se lance en tout cas dans une diatribe aussi maladroite que le reste de son discours, accusant les journalistes de n'avoir pas posé les bonnes questions, de n'avoir pas abordé la fiscalité, seul sujet important qui intéresse vraiment les messins. Triste fin de débat.

Triste fin tout court. Mais au vu de cette dernière minute en tout cas, on ne le regrettera pas trop, ami lecteur.

dimanche 9 mars 2008

Kermetz

Ami lecteur, comme tu le sais probablement (difficile d'y échapper à moins de ne pas avoir ouvert un journal, ni allumé sa radio ou sa télé au cours des dernières semaines), aujourd'hui est un jour d'élections. Et ami lecteur messin, toi qui votes deux fois (nous doublons les municipales de cantonales, ici), tu sais sans doute que ce premier tour aura un effet déterminant sur le résultat final. L'ordre d'arrivée du quarté plus des listes pouvant raisonnablement espérer se maintenir au deuxième tour (Griesbeck, Gros, Rausch, Zimmermann) va très fortement influer sur les inévitables négociations de l'entre deux tours et suivant les différents sondages, nous voyons que le nom du futur maire va dépendre de ces alliances.

Bref ami lecteur, je reviens du bureau de vote là, et ce n'était pas franchement la même file d'attente qu'aux présidentielles. Autant dire que si on ne veut pas encore avoir le titre de "ville au plus fort taux d'abstention de France", ce serait bien que tu penses à y passer dans la journée.


Bon et puis le nom du maire ok, mais les têtes des avatars du forum de kermetz en dépendent aussi, de ces élections. Autant dire que l'heure est grave.

jeudi 6 mars 2008

Danse²

Il y a quelques semaines j'ai eu le plaisir de voir le May B de Maguy Marin et le Koko Doko de la compagnie Kubilai Khan Investigations. Parfois, j'oublie un peu que j'aime vraiment les spectacles de danse. La danse c'est un peu comme les jeux de foot sur console : j'avais oublié que je kiffais ma race, mon cerveau avait rangé ça dans un petit coin et ne m'en parlait plus. Le simple fait d'avoir l'occasion de jouer à PES sur playstation ces derniers jours a fait ressurgir ce honteux plaisir (et fait me rendre compte, aussi, que la difficulté technique avait grimpé d'un cran).

Donc en huit jours, ces deux pièces m'ont rappelé que je pouvais prendre un vrai plaisir à voir un spectacle de danse. Pourtant, elles étaient dans un registre très différent. Un dispositif simple pour May B, des danseurs couverts de farine représentant les vieux d'une maison de retraite plein de poussière, cette poussière qui au fil de la pièce recouvre tout. La musique, choisie avec pertinence, est présente, mais le silence aussi. "Fini. C’est fini. Ca va finir. Ca va peut-être finir" répètent t'ils en boucle. Flippant. Très lente au début, la chorégraphie s'accélère, la tension monte, les vieux s'énervent, se battent. C'est pathétique et beau, ça a révolutionné la danse au début des années 80. J'en avais beaucoup entendu parler, je comprends mieux pourquoi après l'avoir vu.

Koko Doko ne révolutionnera sans doute pas la danse dans les années 00. Un ami (lecteur) me disait à la fin de la pièce que si il y avait un message, il ne l'avait pas compris. Je lui ai répondu que moi non plus, mais que j'avais trouvé ça très chouette. En fait tout était réussi dans cette pièce : les deux danseurs et deux danseuses (japonaises)qui jouent eux même avec les accessoires sur scène (éclairages et gélatines, ventilateur, vidéoproj...), la musique faite également en live et sur scène par l'excellent Miguel Constantino (aka Audiopixel), les chorégraphies simples et discretes. Et ce mélange doux et onirique de vidéos, de danse, de musique nous entraine pendant près d'une heure et demie qu'on sent passer comme cinq minutes d'une rêve éveillé, dont il ne me reste pas autant que le marquant May B, juste un joli souvenir flou.

Bref, ami lecteur, la danse c'est cool. Pro Evolution Soccer aussi.

samedi 2 février 2008

iTunes

Ami lecteur, je te fais profiter en quasi direct de la résurrection de mon PC de salon, par la grâce d'une carte mere neuve, de diverses autres bricoles et de quelques coups de tournevis. Il revit, et moi aussi un peu, du coup. "Toute la joie" comme dirait mademoiselle Suzie Q. Bon ceci étant, après avoir passé une aprem à bricoler, me voilà en train de passer une soirée à réinstaller. Là présentement, je viens de remettre l'indispensable ami de mon iPod, a savoir iTunes. Bien entendu, impossible de retrouver trace de mon ancienne bibliothèque, alors je réimporte mes mp3 conservés sur mon disque dur.

Bon, tu vas me dire "c'est vraiment très interessant". En même temps on t'obliges pas à lire ici, hein, non plus.

iTunes a cette chouette faculté de retrouver les illustrations des albums, même ceux que tu as honteusement téléchargé sur emule. Et là, oh surprise, je constate qu'il me retrouve la pochette du dernier melatonine. Bon finalement, l'album est distribué, alors pourquoi pas. Mais de celui d'avant aussi. Tiens. Et du premier EP de zero degré aussi. Là ça devient franchement étonnant. Je fais un petit tour sur le store, pour vérifier, et effectivement, je trouve tout ça en vente, à 0,99€ le morceau.

Alors voilà, ami lecteur, je tenais juste à te préciser que sur le EP de zero degré, il y a un morceau qui s'intitule 1:06, et comme son nom l'indique, il dure une minute et vingt six secondes. Pour 0,99€ c'est cher. Ne l'achete pas.

dimanche 20 janvier 2008

Typewriter

J'ai mis un peu de temps pour reconnaître le bruit. Ou plutot je l'aurais probablement reconnu instantanément si j'y avais prêté attention. En tout cas, il m'a fallu me rendre à l'évidence : alors qu'il est minuit et que je tente laborieusement de terminer un article pour le prochain numéro de Beams -et pour demain- à l'aide d'un bête openoffice sur mon PC portable (la carte mêre de mon fidèle PC fixe, en général l'ami de ce genre de moments, semble avoir rendu l'âme cette après midi même), mon voisin tape à la machine. Je ne sais pas ce qu'il tape, il m'a toujours semblé un tantinet bizarre. Le texte collé sur sa porte aurait du me mettre la puce à l'oreille, ou plutôt à l'oeil. Mais je me disais que c'était du Courrier New, ou une autre police imitant la machine à écrire. Mais non, c'en était une vraie, une qui fait tactac et où tu ne peux pas faire ctrl+z quand tu t'es planté. Et ce bruit me rappelle des souvenirs d'une enfance qui semble déjà lointaine, d'un moment ou l'informatique n'avait pas tout envahi, où nous ne nous en servions pas avec le naturel qui est le nôtre aujourd'hui. De cette machine à écrire rouge, un peu comme celle de la photo là, qui devenait une petite valise à l'aide d'un couvercle qu'on lui posait dessus, de laquelle je me suis servi pour écrire quelques trucs sans interêt dont je ne sais ce qu'ils sont devenus.

Ce n'est sans doute rien, mais en un instant, à minuit, la machine à écrire du voisin s'est transformée en machine à remonter dans le temps pour moi.

vendredi 4 janvier 2008

Monsieur Nico

Cher compatriote, et néanmoins ami lecteur, je t'adresse mes meilleurs voeux pour cette année 2008 qui s'ouvre. La réussite, la santé, l'amuuûr, le pouvoir d'achat et tout le tralala. En regardant notre nouveau président m'adresser ses voeux et sa politique de civilisation, un truc m'a fait marrer : ma freebox a la bonne habitude de m'afficher le titre du programme en cours en bas de mon écran de télévision. Quand le titre est trop long, elle troncature. Et en l'occurence, pour lesdits voeux, ça donnait "Voeux du président de la république, Monsieur Nico". Ma freebox a le sens de l'humour, je suis bon public, ça m'a fait rire.

Bonne année !

lundi 31 décembre 2007

End of 2007

L'atmosphère qui règne dans les rues au moment de quitter la vieille année finissante est étrange. Alors que les foules consuméristes de noel sont plutot joyeuses, je pouvais percevoir tout à l'heure (en allant acheter mes quelques bouteilles de vin blanc destinées à faciliter le passage à 2008) une sorte de tension un peu flippante et flippée, une excitation un peu malsaine.

Je ne sais pas si c'est la même chose pour toi, ami lecteur, ni si c'est une des causes cette ambiance lourde, mais pour moi le passage a l'année suivante est toujours une petite épreuve, un moment de bilan et de remise en question. Quoique je prétende ("bah non, je m'en fous, ça change rien"), je n'ai jamais particulièrement envie de fêter, plutot tenter de dormir tout le 31 décembre et me réveiller dans une année toute neuve que je n'aurais pas vu arriver. Peut être est ce d'ailleurs inconsciemment ce qui a fait qu'un état d'alcoolémie avancé fasse que je me souviens de mes deux derniers "nouvel an" que par bribes et / ou témognages extérieurs.

Ce soir ? Eh bien on verra bien. Je vais chez l'ami Marc (où il parait que je dois mixer du mp3, viens-je d'apprendre), je passerai chez Hervé et Thomas, j'espère y croiser des gens que j'aime bien, simplement. Passe un joyeux réveillon ami lecteur, et tâche d'en sortir indemne.

A l'année prochaine.

dimanche 30 décembre 2007

Du hip hop dans ta hotte

Aaah, un petit report de live dans un bar, ça manquait par ici, non, ami lecteur ? Et pas un report vieux de deux mois, non non, c'était il y a 3 jours. Et je n'étais pas le seul à avoir décidé d'aller jeter un oeil et une oreille sur Robochrist, Champoo et Epilogues : en arrivant vers 22h, dès le premier pied posé au Tunnel, on pouvait dire que la soirée, intitulée Ghetto de Noel (hum), s'annonçait bien tant il était difficile de trouver une place pour le deuxième. Après la Suce le Beat #4 quelques jours plus tôt le petit papa Tunnel aura décidément bien fêté ces vacances de Noel.

A peine le temps de dire bonjour aux têtes connues (nombreuses), de constater qu'il y en à plein d'inconnues (très jeunes) et de commander une bière (compliqué) les RoboChrist entrent en scène. Difficile de se faire une véritable idée de ce que pourrait donner le groupe dans de meilleures conditions, tant au tunnel il parait impossible d'avoir un son convenable pour 5 personnes en même temps au micro (Robochrist était renforcé par la présence du DrGeo, d'Ori et Voulvy -rien que ça). Mais dans le même temps, les flows sont maitrisés, les featuring en question sont bien sentis, les instrus ont une classe folle (mention spéciale pour Super (remixé par Espion), son rythme minimal et sa basse obsédante et Chevalier KWay qu'on jurerait sorti d'un vieux Boards of Canada). Donc (à part le son du tunnel) Robochrist nique sa mère, Robochrist c'est Super.

Champloo succédait à Robochrist, dans un style un peu plus traditionnel, dont on ira chercher les influences du coté de Delleck et de son Gravité Zéro (entre autres). Même si j'étais un peu moins attentif, il est clair que l'ensemble était en tout cas rudement bien ficelé et les trois jeunes gens aux manettes ont tenu tranquillement un set bien en place. Les Champloo étaient en outre les instigateurs de cette chouette soirée, toujours aussi remplie d'ailleurs au moment où ils terminaient leur set, et rien que pour ça on espère qu'ils remettront le couvert.

C'est Hijack qui enchaînait avec un mix très Fluokid dans l'âme, beaucoup filtré (Mr2003, vaguement moqueur, m'a soufflé qu'il avait dû avoir un controlleur midi pour Noel et qu'il essayait tous les boutons) et un peu longuet. Faut dire que je pensais que ce n'était qu'un intermede avant le live suivant, alors j'attendais que les epilogues n'investissent la place. Il faut dire que j'éprouvais une certaine impatience à voir ce que ces djeunz, aux morceaux hautement sympathiques sur leur myspace allaient valoir "en vrai". Evacuons les critiques d'emblée : certaines influences sont très voyantes, ça tombe parfois dans la facilité, c'est clair. Mais je n'ai nullement été déçu. C'est drôle, c'est maîtrisé, c'est souvent au 8e degré, les vannes fusent entre les morceaux et sont au niveau. Bref, pour ça n'a de groupe de lycée que l'âge, c'est déjà loin au dessus de la mélée et si ils persistent un peu Prozz et R-Maniac vont pouvoir bien s'amuser avec epilogues dans les années qui viennent. In fine, Mr Dascen (contraint de dormir chez moi pour une sombre histoire de serrure cassée) et moi même convenions d'une chose : il est clair qu'une certaine scène hiphop française a fait des petits à Metz. Que ceux ci sont jeunes, qu'ils savent faire de la musique, de la comm, et qu'ils ont envie. Et ça, ami lecteur c'est plutot sympathique, alors profitons de cette fraicheur tant qu'elle est ici.


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